DLC ou DDM ?
Deux mentions se ressemblent sur un emballage et n’ont rien à voir. L’une marque une limite sanitaire, l’autre une simple baisse de qualité. Les confondre coûte, dans un sens, de la nourriture jetée pour rien ; dans l’autre, un vrai risque.
Les mots comptent, pas la date. Rien n’est envoyé.
Ce que dit le règlement
La distinction est fixée par le règlement (UE) n° 1169/2011, à son article 24 et à son annexe X. Elle tient dans la formulation exacte imprimée sur l’emballage, et le vocabulaire n’est pas laissé au libre choix du fabricant.
| DLC | DDM | |
|---|---|---|
| La mention imprimée | « À consommer jusqu’au… » | « À consommer de préférence avant le… » |
| Ce qu’elle marque | Une limite sanitaire | Une baisse de qualité |
| Après la date | Le produit peut présenter un danger | Le produit reste consommable |
| Vente après la date | Interdite | Autorisée, si la mention est claire |
| Produits concernés | Denrées très périssables : viande, poisson, plats du rayon frais | Pâtes, riz, conserves, biscuits, chocolat, café |
DLUO n’existe plus. C’est l’ancien nom de la DDM, remplacé en 2015. Un emballage qui porte encore « DLUO » dit exactement la même chose qu’une DDM.
Le piège : une DLC stricte et une DLC souple portent la même mention
C’est là que la seule lecture de l’étiquette ne suffit plus. Un yaourt et une barquette de viande hachée portent tous deux « à consommer jusqu’au ». Le yaourt se mange une à deux semaines après ; la viande hachée, non. Ce qui les sépare n’est pas la mention, c’est l’acidité — et c’est pour ça que ce site classe par mécanisme plutôt que par date.